À propos

J'avais quinze ans quand on m'a mis un jeu de cartes entre les mains. Pas un beau jeu — un tirage bon marché, aux couleurs criardes, acheté dans une boutique qui vendait aussi des porte-clés. Je m'en souviens surtout parce que personne ne m'a expliqué quoi en faire.

C'est resté. Les cartes, puis les pierres, puis les encens. J'ai lu, j'ai essayé, je me suis trompée souvent. J'ai appris ce qu'on apprend en pratiquant : que la matière compte, que le geste compte, et que beaucoup de promesses qu'on leur colle ne tiennent pas debout.

Vos croyances, chez moi

Depuis toujours, on associe les pierres à la protection, à l’apaisement, à la confiance en soi, et à bien d’autres choses selon les cultures. Je raconte ces traditions telles qu’elles sont, et je respecte la manière dont chacune et chacun les vit.

Que vous croyiez à leur force, que vous les aimiez pour leur beauté ou que vous veniez juste regarder : vous n’avez rien à justifier ici.

Ce qui m'a décidée

À force de chercher, j'ai fini par voir toujours les deux mêmes boutiques.

Il y a celles qui vendent n'importe quoi à n'importe qui : des pierres teintées vendues pour naturelles, des descriptions copiées d'un site à l'autre, et surtout des promesses. Cette pierre soigne l'anxiété. Celle-ci attire l'argent. On y achète de l'espoir, et c'est ce qui me met le plus en colère — parce que les gens qui achètent ça vont souvent mal.

Et puis il y a les autres, sérieuses, respectables, mais qui ne vous expliquent rien. Une fiche produit de trois lignes, un nom latin, un prix. Débrouillez-vous.

Il me semblait qu'il y avait une place entre les deux. C'est celle que j'essaie d'occuper.

Ce que je fais, concrètement

Je ne fabrique rien. Je ne taille pas les pierres, je ne roule pas les encens : je ne vais pas vous raconter que je les ai extraites moi-même d'une mine au Brésil. Ce que je fais, c'est choisir, et écrire.

Choisir, c'est refuser. Une pièce entre au catalogue parce que la matière est franche, parce qu'elle tient dans la main, parce qu'elle a une raison d'être là. Beaucoup n'entrent pas.

Écrire, c'est le travail que j'aurais voulu qu'on fasse pour moi à quinze ans. Chaque fiche vous dit ce que la pierre est, d'où vient la tradition qu'on lui associe, comment on s'en sert et comment on l'entretient — la sélénite ne supporte pas l'eau, personne ne me l'avait dit, j'en ai abîmé deux.

Ce que je ne vous dirai jamais

Qu'une pierre soigne. Qu'un encens guérit. Qu'un pendule décide à votre place.

Ce que je vends, ce sont des objets — de belle matière, de belle facture, chargés d'histoires anciennes que je vous raconte comme des histoires. Les traditions dont ils viennent sont réelles, souvent millénaires, et méritent qu'on les nomme précisément : le mala vient de l'hindouisme, les runes du monde nordique, le feng shui de Chine. Mais une tradition n'est pas une preuve, et un objet n'a jamais remplacé un médecin.

Ce que vous y mettez, en revanche, vous appartient : croire ou ne pas croire, c’est votre affaire, et je ne jugerai ni l’un ni l’autre.

Si vous allez mal, allez voir quelqu'un. Une bougie ne suffira pas, et je ne vais pas vous faire croire le contraire pour vous vendre une bougie.

D'où viennent les pièces

D'un partenaire européen, en Espagne, qui prépare et expédie les commandes. Je le dis parce que ça se saurait de toute façon, et parce que ça vous concerne : c'est ce qui explique les délais, et c'est ce qui garantit qu'il n'y a ni douane ni mauvaise surprise à l'arrivée si vous êtes dans l'Union européenne.

Sur l'origine des matières, je veux être précise, y compris sur ce que je ne sais pas. Le commerce des minéraux est une chaîne longue et souvent opaque : entre la carrière et l'atelier, il y a des intermédiaires que personne ne contrôle vraiment. Prétendre que chaque pierre de ce catalogue est tracée du sol jusqu'à vous serait un mensonge confortable.

Ce que je peux faire, je le fais : privilégier les fournisseurs qui documentent leur approvisionnement, écarter les matières dont l'origine est manifestement douteuse, et vous dire ce que je sais. Quand je ne sais pas, je le dis aussi. C'est moins vendeur qu'un label. C'est plus honnête.

Qui je suis

Manon. J'ai monté cette boutique seule, depuis la Savoie, en micro-entreprise. Il n'y a pas d'équipe derrière : quand vous écrivez à Cascades & Sens, c'est moi qui lis, et c'est moi qui réponds.

Ça veut dire que je réponds parfois le soir. Ça veut dire aussi que si quelque chose ne va pas avec votre commande, vous n'aurez pas de service client à numéro — vous aurez moi, et je préfère régler un problème que gagner trois euros.

Je lis aussi les cartes

Les cartes sont restées. Aujourd'hui, je fais des lectures de tarot sur Le Déclic sans détour, la maison de lectures de Cascades & Sens : vous m'écrivez votre question, je tire les cartes, et vous recevez votre lecture en vocal et par écrit. Si vous voulez aller plus loin, on peut en parler quinze minutes au téléphone. J'y propose aussi des séances de coaching de vie, sans les cartes.

Le même principe qu'ici : les cartes ne prédisent rien, et elles ne décident pas à votre place. Elles aident à regarder une situation autrement, et la décision reste la vôtre.

Découvrir les lectures

Un endroit pour se retrouver

J'ai ouvert un groupe sur Instagram, pour celles et ceux qui pratiquent, ou qui ont juste envie de comprendre : sorcières, witches, curieuses, personnes spirituelles. Pour se retrouver, poser ses questions, partager ce qu'on essaie. C'est un lieu d'échange entre vous, pas une vitrine.

Rejoindre le groupe

Une chose encore

Si vous débutez et que vous ne savez pas par où commencer : écrivez-moi. Dites-moi ce que vous cherchez, même maladroitement, même si vous n'êtes pas sûre d'y croire. Je vous répondrai sans essayer de vous vendre quoi que ce soit.

C'est ce qui m'a manqué à quinze ans.

manondecascadesetsens@gmail.com